Tous les jours des personnes nous écrivent « je mange déjà sans lactose et sans gluten »… Quand je lis cette phrase, je sais qu’il est nécessaire de faire un peu de pédagogie et d’expliquer pourquoi le « sans lactose » et le « sans lait », c’est bien différent.

Pour vous résumer :

  • le « sans lactose » c’est très généralement une allégation marketing, dont les industriels du lait ce sont emparés
  • le « sans lait » est une réponse à une intolérance alimentaire ou à une recherche d’une nourriture réellement adaptée au corps humain.

Le lactose : c’est le sucre du lait.

Le glucose, le fructose, le saccharose, le lactose … tous ces produits en « ose » sont des sucres aussi appelé des glucides. Le lactose est le sucre naturellement présent dans le lait.

Plus précisément, une petite formule : Lactose = galactose + glucose

Les enfants peuvent digérer le lactose, présent dans le lait maternelle.

Il y a beaucoup de lactose dans le lait maternel (2 fois plus que dans le lait de vache). Ce sucre est indispensable aux bébés et jeunes enfants pour l’assimilation des minéraux, le développement du système nerveux et la création d’un macriobiote bénéfique dans l’intestin grêle (lire nos articles précédents : Article 1 et article 2).

Les enfants ont dans leur intestin grêle du lactase, c’est l’enzyme qui permet la digestion du lactose. Autrement dit, c’est la « clé » qui permet de séparer le glucose et le galactose contenue dans le lactose, pour que l’organisme puisse utiliser ces molécules simples, les assimiler.

Le lactose est donc un bon nutriment pour les enfants, sans aucun douce. MAIS, cette adéquation change au fil des années.

Les adultes digèrent moins voire plus du tout le lactose.

Au fil des années, la présence de lactase dans l’intestin diminue, voire disparait complètement pour certains adultes. Notre capacité à digérer le lactose diminue..

C’est pourquoi on parle de plus en plus de personnes intolérantes voire allergiques au lactose.

La nature fait bien les choses : le lait maternel, et notamment le lactose, est tout à fait bénéfique pour les bébés et jeunes enfants. Mais au fil des années, le lait n’est plus un aliment physiologique, la nature n’a pas prévu que nous continuions à en consommer.

 

La caséine : une protéine à éviter

Le lait contient, outre son sucre, des protéines, dont la caséine dont vous avez peut être déjà entendu parler. Toutes les protéines ne se valent pas, certaines sont adaptées au corps humain et d’autres moins. Il s’avère que les protéines du lait ne sont pas bien adaptées à l’arsenal enzymatique (qui sert à la digestion) humain.

De nombreuses personnes sont intolérantes aux protéines du lait de vache, de brebis ou de chèvre. Ainsi, consommer des laits « sans lactose », ne règlerait absolument pas le problème. Il faudrait en fait qu’il existe des produits laitiers sans lactose ni caséine… 

On estime qu’1 personne sur 5 (source Thierry Souccard, journaliste scientifique), souffre de troubles associés à une intolérance au lait : douleurs abdominales, ballonnements, migraines, douleurs articulaires, aphtes…

Il est assez simple de savoir si l’on en fait partie, en supprimant pendant quelques semaines tous les produits laitiers.

 

Sans lactose ou sans lait, que faut-il faire ?

Les industriels de l’agroalimentaire surfent sur la vague « alimentation santé » pour nous vendre des produits plus chers. Le lait sans lactose, c’est un peu comme une frite sans sel, ça ne rend pas la frite saine !!

Si l’on souhaite adopter une nourriture réellement adaptée au corps humain, il est nécessaire de supprimer les produits laitiers animaux (lait, beurre, fromage, yaourts, …). Seuls les petits d’hommes ont besoin de lait (maternel si possible) et peuvent tirer des bénéfices de celui-ci.

Pour ceux qui s’inquiètent de manquer de calcium, il faut là aussi se poser les bonnes questions : quels sont nos besoins ? quels sont les aliments qui apportent du calcium ? Et on se rend très rapidement compte qu’une alimentation riche en fruits et légumes, en eau, avec des oléagineux, permet de couvrir amplement nos besoins. Le lait n’a pas le monopole du calcium. (Nous rédigerons des articles sur le point de calcium).

Les produits laitiers « sans lactose » sont à éviter : ils sont chers et ne règlent que partiellement le problème de bonne digestion.

Le sucre ET les protéines contenues dans les produits laitiers ne sont pas réellement adaptées au corps humain et source de nombreux dysfonctionnement.